Comment jouer au FreeCell : règles et mise en place
Le FreeCell est un solitaire où les 52 cartes sont distribuées face visible en huit colonnes. On gagne en rangeant toutes les cartes sur quatre fondations, une par couleur (pique, cœur, carreau, trèfle), de l'As au Roi. Dans les colonnes, on descend en alternant rouge et noir, et l'on peut garer des cartes une par une dans quatre cellules libres pendant qu'on réorganise. Comme rien n'est caché, presque toutes les donnes peuvent être gagnées.
Comment installer le FreeCell
- Prenez un jeu classique de 52 cartes, sans jokers, et mélangez-le.
- Distribuez toutes les cartes face visible en huit colonnes, de gauche à droite, une carte par colonne à la fois. Les quatre premières colonnes reçoivent 7 cartes et les quatre dernières 6.
- Faites chevaucher les cartes vers le bas pour pouvoir toutes les lire.
- Laissez de la place au-dessus des colonnes pour quatre cellules libres (à gauche) et quatre fondations (à droite). Elles sont vides au départ.
Les versions informatiques numérotent leurs donnes. La numérotation que la plupart des joueurs connaissent vient du FreeCell livré avec Windows depuis 1995, et GameLake utilise les mêmes numéros : la donne n° 1 ici est la même donne n° 1 que vous avez peut-être jouée là-bas.
Les règles
| Où | Ce qu'on peut faire |
|---|---|
| Colonnes | Déplacez la carte de devant d'une colonne sur une carte d'un rang au-dessus et de l'autre teinte : un 7 noir sur un 8 rouge. |
| Cellules libres | Placez n'importe quelle carte seule dans une cellule libre vide. Chaque cellule contient une carte, que vous pouvez rejouer dès qu'elle va quelque part. |
| Colonnes vides | N'importe quelle carte peut aller dans une colonne vide, pas seulement un Roi. |
| Fondations | Commencez chacune par son As, puis montez la même couleur jusqu'au Roi. Remplissez les quatre pour gagner. |
Déplacer plusieurs cartes à la fois
En principe, on déplace une carte à la fois. Mais si une colonne se termine par une suite ordonnée (comme 9♠ 8♥ 7♣), vous pouvez la déplacer d'un coup, à condition d'avoir assez d'espace libre pour l'avoir fait carte par carte. La plupart des versions informatiques, dont GameLake, le font pour vous. La limite est (cellules libres + 1) × 2 par colonne vide :
| Cellules libres vides | Aucune colonne vide | 1 colonne vide | 2 colonnes vides |
|---|---|---|---|
| 0 | 1 carte | 2 cartes | 4 cartes |
| 1 | 2 cartes | 4 cartes | 8 cartes |
| 2 | 3 cartes | 6 cartes | 12 cartes |
| 3 | 4 cartes | 8 cartes | 16 cartes |
| 4 | 5 cartes | 10 cartes | 20 cartes |
Vos premiers coups dans la donne n° 1
Regardez la colonne 6 : elle se termine par le 3♦ et le 2♣, et juste en dessous se trouvent deux As. Deux coups suffisent pour les dégager :
- Placez le 3♦ dans une cellule libre. Rien d'autre ne peut l'accueillir pour l'instant : il lui faut un 4 noir, et les deux sont enfouis.
- Placez le 2♣ dans une deuxième cellule libre. L'A♣ est maintenant libre et monte sur une fondation.
- Le 2♣ le suit depuis sa cellule, et l'A♠ en dessous monte aussi.
Deux coups, trois cartes rangées, et une seule cellule libre encore occupée (par le 3♦). Sur GameLake, les trois derniers déplacements se font tout seuls, car les cartes dont la table ne peut plus avoir besoin montent automatiquement. Le solveur de GameLake ouvre cette donne avec exactement les deux mêmes coups.
D'où vient le FreeCell
Le FreeCell est né d'une patience plus ancienne, le Baker's Game, où l'on construit les colonnes par couleur au lieu d'alterner rouge et noir. Paul Alfille a changé cette règle et écrit la première version informatique en 1978 sur le système PLATO de l'université de l'Illinois. Il est devenu célèbre dans le monde entier quand Microsoft l'a intégré à Windows.
Jouer au FreeCell sur GameLake
- Niveaux : Facile, Moyen et Difficile puisent chacun dans un ensemble de donnes classiques classées par difficulté par un solveur. Le défi du jour est une donne Moyen, la même pour tout le monde ce jour-là.
- Toucher pour déplacer : touchez une carte et elle va au meilleur endroit : sur une fondation si possible, puis sur une colonne, une colonne vide, puis une cellule libre. Vous pouvez aussi faire glisser les cartes.
- Rangement automatique : les As et les 2 montent tout seuls, comme toute carte dont les deux cartes de l'autre teinte d'un rang inférieur sont déjà rangées, puisque plus rien ne pourrait avoir besoin de s'y poser.
- Annuler et Apprends-moi : annulez jusqu'à 60 coups, ou laissez Hop surligner un bon coup et expliquer pourquoi, par exemple quelle petite carte il permet de dégager.
- Look classique : passez à un tapis de feutre vert si vous préférez le style traditionnel.
Une fois les règles assimilées, la stratégie du FreeCell montre comment planifier toute une partie. Vous découvrez les solitaires ? Comment jouer au solitaire explique le jeu classique.
Questions fréquentes
Comment installer le FreeCell ?
Mélangez un jeu et distribuez toutes les cartes face visible en huit colonnes : 7 cartes dans chacune des quatre premières, 6 dans chacune des quatre dernières. Laissez au-dessus la place pour quatre cellules libres et quatre fondations.
À quoi servent les cellules libres ?
Chaque cellule libre peut garder une carte aussi longtemps que vous voulez. Elles donnent de la place pour écarter des cartes, mais elles se remplissent vite : utilisez-les avec parcimonie.
Peut-on mettre n'importe quelle carte dans une colonne vide au FreeCell ?
Oui. Contrairement au solitaire classique, n'importe quelle carte ou suite ordonnée peut aller dans une colonne vide.
Combien de cartes peut-on déplacer à la fois au FreeCell ?
Autant que vous pourriez en déplacer une par une avec l'espace disponible : (cellules libres vides + 1), multiplié par deux pour chaque colonne vide. Avec 4 cellules libres et aucune colonne vide, cela fait 5 cartes.
Quelle différence entre le FreeCell et le solitaire ?
Au FreeCell, toutes les cartes sont visibles dès le départ, il n'y a pas de talon et vous disposez de quatre cellules libres. Le solitaire classique (Klondike) cache la plupart des cartes et ajoute un talon où piocher : il laisse donc plus de place à la chance.